Révolution et judaïsme
La kabbale à l'épreuve du politique
Benjamin Singer / Illustrations : Mathilde Roussillat Sicsic • 4 juin 2026
Comment se fait-il que la Révolution française ait engendré la Terreur de Robespierre, ou la révolution bolchevique le stalinisme ? Pourquoi les révolutions tombent-elles si souvent dans la tyrannie ? Qu’est-ce qui fait qu’un mouvement de libération se transforme en pouvoir oppressif et violent ? Et surtout, ce renversement est-il essentiel ou relève-t-il de l’arbitraire ? Ce sont ces questions qui préoccupent Léon Ashkénazi (Manitou) lorsqu’il développe sa théorie de l'union des valeurs, mobilisant la pensée et la pratique kabbalistiques au service d'un renouveau politique. Analyse de Benjamin Singer.
Ce qui reste de l’universalité
Manitou, rabbin et éducateur d’origine algérienne et l’un des personnages centraux du renouveau de la vie juive dans la France d’après-guerre, se positionne d'emblée, dans la continuité des mouvements révolutionnaires, comme il le dit : « Je crois qu’il est important de sympathiser avec le contenu de toutes les énergies que l’on nomme révolutionnaires, de tous ces humanismes »¹. Ces mobilisations aspirent, selon lui, à la même chose que le message de la tradition juive, à savoir la réinstauration de « l’ordre des valeurs pour que l’histoire humaine réussisse »². La solidarité avec la cause révolutionnaire, et même avec la mouvance, ne veut pourtant pas dire que Manitou ne se positionne pas de manière critique face à ce qu’il considère être la pierre d’achoppement de ces élans émancipateurs. Pour comprendre cela, il nous faut saisir ce que Manitou entend comme étant le but commun au judaïsme et à ces courants de pensée.
L’histoire de l’aspiration à la révolution peut être racontée, selon Manitou, à partir de l’épisode biblique de la tour de Babel, car la dispersion et la discorde de l’humanité ne sont pas sa situation première. Manitou le dit ainsi : « Il y avait – et cela peut même se dire sous la forme d’un conte de fées –, il était une fois une humanité une »³. Autrement dit, avant Babel, l’unité humaine n’était pas qu’un idéal rêvé, mais un fait concret, de sorte que l’universalité « n’était pas seulement une exigence idéale »⁴. Cette unité a pourtant « éclaté »⁵.
À cet éclat, Manitou propose une interprétation surprenante, car si nous avons l’habitude d’y voir la conséquence d'un péché, il s’agit plutôt pour lui d’un processus graduel que l’on peut appeler « dialectisation » — de dialecte et non de dialectique. Ainsi, la séparation des langues ne se serait pas faite d’un coup à la suite du mécontentement divin, mais graduellement, en raison d’une séparation naturelle entre différents groupes. « [Il] a fallu beaucoup de temps, écrit Manitou, mais à partir d’une langue unique, finalement, à la suite d’une évolution qui aurait duré x temps, les langues sont devenues différentes et on s’est habitué à ne plus se comprendre »⁶. À partir de ce moment, l’universalité devient un idéal, une aspiration appartenant à des individus, tandis que l’écrasante majorité de l’humanité se divise en groupes nationaux développant un fragment spécifique de l’identité humaine.
En insistant sur une interprétation organique de la séparation des langues, Manitou permet de continuer à voir dans l’universel un idéal auquel il faut aspirer. Car, si la dispersion de l'humanité est comprise comme une punition, c’est que l’unité préalable doit être perçue de manière négative ; mais s’il s’agit d’une dialectisation, c’est plutôt un récit de déclin appelant à la réparation.
Ainsi s’instaure une tension – l’universel réel étant perdu, le monde n'existe que selon les modalités de ce que Manitou appelle les goyim, un terme qu'il interprète ainsi : « une certaine manière d’être homme, se définissant de façon particulière et particularisée comme nations, chaque nation étant elle-même, génialement elle-même, et autre que l’autre »⁷. L’universel continue toutefois à exister sous la modalité de l’idéal, comme un souvenir lointain d’un temps harmonieux. Dans la tradition kabbalistique, ce souvenir peut être nommé reshimo (רשימו), mot dérivé de roshem (רושם), « impression ». Ce concept renvoie au récit du Ari (R. Isaac Ashkenazi Louria), qui décrit un moment où Dieu s'est retiré du monde pour créer un espace vacant (חלל פנוי) dans lequel les créatures pourront vivre librement. Dans certaines traditions, malgré la vacance de cet espace, il reste néanmoins quelque chose – ce quelque chose est le souvenir de la présence divine, et le languissement que son absence a créé.
Le reshimo de l’unité primordiale des êtres humains est ce qui anime la quête de l’universel, quête commune aux humanismes et aux mouvements révolutionnaires d’un côté, et à la tradition juive de l'autre. Cette affinité est ce qui crée la solidarité qu'exprime Manitou avec ces mouvances, mais c'est aussi autour de la juste manière de la faire advenir que se situe la divergence, comme il le dit :
Là est l’ambiguïté fondamentale du problème : dans le fond, nous sommes d'accord avec […] la tentative des révolutions ; ce qui nous différencie – bien que partageant la même exigence […] de réussir l’identité humaine –, c'est que nous savons, par expérience de l’histoire ou par expérience de Révélation, que ces exigences ont mené toutes les sociétés humaines […] à fonder des impérialismes, alors qu'elles voulaient faire la révolution⁸.
Révolution et impérialisme
Pour Manitou, l’échec des révolutions, le fait qu’elles deviennent leurs contraires, n’est pas un accident. Cela relève d’un problème fondamental de la pensée révolutionnaire, décrit par Manitou ainsi : « Au fond, l’échec des humanismes, et donc des révolutions, c’est qu’ils ne sont occupés à faire réussir qu’une seule valeur à la fois »⁹. Cela mérite une explication.
Malgré la fragmentation de l’humanité, un certain idéal universaliste continue d’animer certains individus ou groupes. C’est celui-ci qui se manifeste lors d’un moment révolutionnaire. Cet idéal apparaît pourtant de manière déchue, car il vise l’universel en mettant en avant une optique limitée et autocentrée. Ainsi, le particulier se déguise en universel, ce qui le rend d'autant plus dangereux. Nous pouvons penser par exemple à la pensée colonialiste telle qu’elle se pensait elle-même, qui visait à propager un idéal qui lui semblait universel et positif, mais qui ne pouvait voir qu’il ne s'agissait que d'une extension de la manière européenne d’aborder le monde.
Le danger de rendre le particulier universel accompagne, selon Manitou, toute révolution – c'est cela le choix d’une valeur au prix des autres. Ainsi, la révolution éclate face à la violation d’une valeur humaine fondamentale, tels la liberté, l’égalité, l’amour ou d’autres encore. Face à cela, un mouvement populaire se dresse afin de proclamer cette valeur, ainsi l’égalité entre les classes dans la révolution bolchevik. Mais ce faisant, le mouvement se rend aveugle à toutes les autres valeurs, sans lesquelles la vie humaine devient un enfer. L’égalité qui ne prend pas en compte les autres valeurs, c’est le stalinisme.
Les révolutions se transforment en oppression précisément parce qu’elles se focalisent sur leur objet immédiat de lutte, en perdant de vue ce qui fait l'intégralité de la vie humaine. Manitou le dit ainsi : « Tantôt le principe de justice étant violé par l’empire, c’est la révolution au nom de la justice. Ailleurs, en un autre temps, c'est le principe de générosité ou d'amour qui est violé ; alors c’est la révolution au nom de l'amour. »¹⁰
En ce sens, la tendance révolutionnaire serait – bien que cela puisse paraître paradoxal – réactionnaire. Car ce qu’elle fait est littéralement de réagir à une certaine manifestation de l’oppression par son contraire, oubliant là les autres valeurs. Cela peut être dit ainsi : c’est parce qu’elle a omis la totalité des valeurs qu'elle professait (liberté, égalité, fraternité) que la Révolution française s’est détournée de toutes les trois. La violence qui se dégage au stade post-révolutionnaire ne serait donc pas accidentelle, mais essentielle – elle relève d’une fausse manière de penser le chemin vers l’universel.
Sur un autre registre, cela peut également s’exprimer sur le plan théologique. De même que l’affirmation de l’unité humaine sous une forme pervertie mène à la violence, l’affirmation de l’unité divine mal menée, risque d’y tomber aussi. Car, comme le dit Manitou, l’affirmation que Dieu est unique peut « mener à la proposition suivante : Dieu est Unique, et c’est le mien. On devine le risque de l’impérialisme religieux sous-jacent. »¹¹ Une tentative de rétablir une unité perdue qui ne se ferait pas de manière responsable et holistique, que ce soit dans le champ de la politique ou de la religion, devient l’asservissement de celui qui ne serait pas prêt à s’y subordonner. Quel autre nom donner à cette tentative de mettre une valeur au-dessus des autres que l’idolâtrie ?
L’unité des valeurs ou la convergence kabbalistique des luttes
C’est précisément à cette corruption de la lutte pour l’universalisme que la tradition juive, selon Manitou, essaie d’apporter un remède. Dans le récit biblique de la tour de Babel, il note que, parmi les familles de la terre dispersées et désunies, le nom d’Israël n’apparaît pas. Cela n’est pas un hasard – car cette lignée cherchera une « autre stratégie de l’espérance de réalisation de cet universel »¹². Quelle est cette stratégie ? Manitou le dit clairement : « Israël, quant à lui, tente la réussite de toutes les valeurs à la fois »¹³.
Le destin d’Israël serait donc de mettre à l’œuvre un système permettant de viser l’universel sans tomber dans l’idolâtrie du particulier, de chercher la véritable unité : « Ce n’est pas pour rien, continu Manitou, que l’unité est le principe de notre religion »¹⁴. C’est cela que Manitou nomme l’« union des valeurs », c'est-à-dire la tentative de ne pas abandonner le travail de l'intégralité humaine en luttant pour une seule valeur. Cela est difficile, et même paradoxal, car « [en] effet, les valeurs, toutes “valables”, ne sont pas forcément compatibles. Elles sont le plus souvent contradictoires »¹⁵. La tentative de mettre en accord les différentes valeurs est ce qui constitue la sainteté¹⁶.
Manitou propose donc une autre pensée révolutionnaire, qui ne se limiterait pas à prendre le contre-pied de l’oppression immédiate, bien qu’une telle lutte soit essentielle. Le laboratoire de cette pensée est, pour Manitou, la structure familiale, dans laquelle se joue la tentative de créer une unité qui n’efface pas les différentes parties, ni ne les organise selon une hiérarchie, mais trouve une manière harmonieuse de faire coexister la différence¹⁷. L’échec de cette tentative est annoncé dans le récit de Caïn et Abel, tandis que le commencement de sa réparation se trouve dans la tentative de Jacob-Israël de trouver l'unité entre tous ses enfants.
C’est à partir de ce modèle familial que devrait se forge : « le langage des sciences humaines dont l’humanité manque encore pour se doter d'institutions qui seraient celles d’une civilisation ayant enfin accédé aux valeurs de la moralité vraie »¹⁸. La petite famille de Jacob, devenue le peuple d'Israël, porterait donc en elle une tentative d’universalité dans son particularisme même. Manitou admet toutefois qu’Israël, jusqu’à nos jours, n’a pas réussi à accomplir ce destin¹⁹.
Ce remède à la pensée révolutionnaire, Manitou semble l’emprunter à la kabbale, à sa théorie ainsi qu’à sa pratique. Dans la perspective kabbalistique, le monde est fait d’émanations de différents aspects de la divinité insaisissable. Le Dieu unique, le ein sof (l’infini) ne peut se révéler dans toute sa grandeur, car cela effacerait le monde ; Il doit donc apparaître dans le monde par ses manifestations extérieures et fragmentées. La kabbale les appelle les sefirot, ou les midot (mesures). Ainsi, Dieu se montre par des aspects différents et même contradictoires, tels le jugement et la miséricorde, la limitation et la générosité, l'intuition et le souci du détail.
L’unité n’existe donc pas dans le monde, mais seulement dans la sphère idéale, dans la nostalgie de l’Un (le reshimo)²⁰. Le monothéisme dans la kabbale serait donc plutôt un projet qu’un fait, car la réinstauration de l’unité divine perdue est précisément ce que doit accomplir le kabbaliste. Dans le monde de la kabbale, cela est nommé le travail des yhudim (ייחודים), c’est-à-dire d’unification. Le ou la kabbaliste se porte dans le monde en quête de l’harmonie perdue ; c’est ainsi qu'il ou elle pratique les commandements, c’est cela qu’elle ou il vise dans leurs prières. La kavana (l’intention) employé dans sa pratique religieuse est celle de la concorde des manifestations divines, au point que le texte souvent récité avant la pratique d’une mitsva s’appelle leshem yhud, qui veut littéralement dire « pour que cela mène à l’union ».
Dans cette perspective, il est évident qu’il n’y a pas de place pour élever une manifestation au-dessus des autres, ni même pour créer une hiérarchie entre elles. L’unité divine ne peut réapparaître que dans une réharmonisation des fragments de la lumière de Dieu, et non dans une structure de domination. La justice n’est pas plus importante ou plus sainte que la miséricorde, et vice-versa. C’est en inventant une constellation dans laquelle les deux peuvent cohabiter que peut apparaître la sainteté. Pour cela il faut de la foi, car si les valeurs sont « toutes “valables” », elles ne sont « pas forcément compatibles. Elles sont le plus souvent contradictoires. »²¹ La croyance en Dieu que le kabbaliste porte lui enseigne que, malgré la divergence et la discorde des valeurs, elles sont toutes divines et doivent donc toutes trouver leur place – sans s’effacer l’une l’autre, sans domination, mais dans l’harmonie.
Cette conception kabbalistique trouve sa voie dans la pensée de Manitou et nous permet de réarticuler une certaine compréhension de la convergence des luttes. Celle-ci doit être comprise comme une manière de lutter pour « toutes les valeurs à la fois », pour ne pas se laisser consumer par le présent ; de permettre aux différentes valeurs de se manifester toutes, tout en les organisant et en les théorisant d’une manière viable et cohérente. Et, comme le dit Manitou : « Il s’agit d’une option de foi, d’un engagement »²². À titre d’exemple de cette pensée, Manitou parle parfois d’Israël comme du ruban qui tient le bouquet de fleurs – il ne fait pas partie du bouquet, il n’occupe pas une place normale parmi les nations, il ne les efface pas et ne crée pas de hiérarchie entre elles non plus – il cherche à penser leur place dans une structure d’unité. Il le dit ainsi :
Quelle différence y a-t-il entre l’universel et l’impérialisme ? L’un, l’universel est, à l’instar d’un orchestre ou d’un bouquet de fleurs, la reconstitution de l’unité humaine, chaque famille gardant son visage, son autonomie et sa dignité. L’autre, l’impérialisme, c’est une nation imposant sa propre manière d’être aux autres.²³
Minorité et universel : modalités d’un engagement juif
Nous avons ouvert notre texte avec la solidarité qu’éprouve Manitou avec les mouvements révolutionnaires, exprimée dans le Colloque des intellectuels juifs de langue française traitant du sujet de la Révolution, à la suite des événements de Mai 68. Cette solidarité n’aboutit pourtant pas à une acceptation complète de la mouvance de l’époque. À partir de cette approche, nous pouvons articuler une certaine modalité d’engagement politique accessible aux juifves en tant que minorité.
Souvent, il nous semble que le discours politique, et plus précisément le discours politique révolutionnaire, n'est pas en concordance avec la tradition juive ni avec nos valeurs, ce qui crée une certaine distance. La position ici présentée dirait qu'il faut d'un côté se proclamer solidaire des mouvements de libération, mais en même temps tirer parti de notre position de minorité pour essayer d’apporter un remède à ce que nous identifions comme les maladies de ce discours.
C'est cela qu'ont tenté de faire, à mes yeux, Manitou et plus largement l’École de pensée juive de Paris : face à un Occident qui a trahi ses promesses par deux guerres mondiales et la Shoah, essayer de réarticuler les valeurs d’humanisme et d'universalisme à partir du Judaïsme ainsi que d’y insuffler un nouveau souffle. Ce faisant, ils ne se replient pas vers un communautarisme sectoriel, mais participent au débat public en tant que juifves – en tentant d’apporter un remède aux points aveugles de l'Occident à partir de leur propre tradition, leur engagement n’étant pas un alignement aveugle, mais une collaboration critique. La pensée de Manitou sur l'union des valeurs est ce qui permet de s’allier à la révolte, mais aussi d’essayer d’y contribuer en en identifiant les défauts. C’est ainsi que peut être cherchée, et peut-être même un jour trouvée, la sainteté de l’harmonie.
Originaire de Tel-Aviv, Benjamin Singer est actuellement étudiant en master à l’ENS, où ses recherches se concentrent sur le thème du sacrifice. Avant cela, il étudié et enseigné en yeshiva, et obtenu sa licence en philosophie et pensée juive à l’Institut Shalem de Jérusalem. Il est également le rédacteur de Dorshei Tzedek, un journal israélien traitant de la justice sociale du point de vue juif, et traduit en hébreu De l'existence à l'existant d'Emmanuel Levinas. Il enseigne à Ta Shma.
Mathilde Roussillat Sicsic est designer graphique et illustratrice pour l’édition, l’identité visuelle de marques et le textile. Elle travaille également dans la décoration pour le cinéma, avec une approche teintée par sa formation en design textile/couleur/matière.
Elle a réalisé l’identité visuelle de la revue Daï ainsi que des illustrations et fait partie du comité éditorial.
Son travail est visible sur son site : www.mathilderoussillat.com et son instagram
Notes de bas de page
Léon Ashkénazi, « Révolution », in La parole et l'écrit I : penser la tradition juive aujourd’hui, Paris, Albin Michel, 1999, p. 104.
Ibid.
Léon Ashkénazi, « Universalisme et cosmopolitisme », in La parole et l'écrit II : penser la vie juive aujourd’hui, Paris, Albin Michel, 2005, p. 18.
Ibid.
Ibid.
Ibid., p. 21
Ibid., p. 18
Léon Ashkénazi, « Révolution », op. cit., p. 146.
Ibid., p. 142
Ibid.
Léon Ashkénazi, « L'Unité des valeurs », La Parole et l'écrit I, op. cit., p.52.
Ashkénazi, « Universalisme et cosmopolitisme », op. cit., p. 24.
Ashkénazi, « Révolution », op. cit., p. 148.
Ibid.
Ashkénazi, « l'unité des valeurs », op. cit., p. 52.
Ibid.
Cf. Roni Klein, « Les enfantements d'Israël comme vecteur de l'universel dans la pensée de Léon Askenazi », Pardès 2011/1 N° 49, p. 135. De manière plus large, cet article de Klein m'a inspiré de manière importante dans ce développement, bien que nos points d'accès ne soient pas précisément les mêmes.
Léon Ashkénazi, « Athènes et Jérusalem », in La Parole et l’écrit II, op. cit., p. 399
Ibid.
Un de mes maîtres, qui m’a initié à la lecture de Manitou, Israël Pivko, dit souvent que le monde en soi n'enseigne que le polythéisme, ne manifestant que la discorde et la diversité. Le monothéisme n'est pas déductible du monde, mais constitue plutôt un idéal moral.
Ashkénazi, « l'unité des valeurs », op. cit., p. 52.
Ibid.
Ashkénazi, « le visage français de l'universel humain », in La Parole et l’écrit II, op. cit., p. 57.