L’écriture de Haïm explore les marges : normes, corps, transmission, exil, dans une démarche nourrie de cultures juive, yogique, queer et féministe.
Sa poésie est rassemblée en trois recueils (non publiés), autour de la spiritualité (Spirale ascendante, 2021), l’endométriose (Endo-mots, 2022), la sensualité queer (Co·cons, tendresses en corps, 2023).
On trouve son travail sur instagram : incarnee_hilare.
Deux poèmes pour approcher l'indicible : Delphine U traverse le buisson ardent, l'extase à fleur de langue. Haim incarne le figure de Jacob luttant avec l'ange, recevant un nom comme une victoire.
Une grand-mère, une langue perdue et des gestes qui collent au corps. Et au milieu court une enquête : retrouver un « chez soi » quand aucun lieu ne nous réclame. Voguant entre les fractures intimes laissées par l’exil, l’assimilation et le silence, Haïm nous livre sa tentative de rassembler les éclats d’une judéité nord-africaine et d’habiter pleinement ce qui reste.
Les numéros de Daï explorent souvent un genre unique, l’essai, parfois il tient de l’autofiction ou de l’autoanalyse, mais le genre est bien circonscrit. Pour préparer ce numéro dans lequel nous prétendons explorer les marges, nous nous sommes dit qu’il fallait explorer un genre littéraire qui confine désormais aux marges, la poésie. Nous avons ainsi lancé un appel à contributions pour interroger ces lignes mouvantes entre norme et déviance, inclusion et exclusion, tradition et dissidence. Parmi les nombreuses propositions reçues, nous avons sélectionné celles de trois auteurs et autrices, Oriane Taïeb, Haïm et Raphaël Setty.